Crack de la Kinect : plus qu’un simple détournement

Actualités - Hack - Posté on 10 Nov 2010 at 6:21 par cnis-mag

Quelques jours à peine après l’augmentation de la « prime au hacking » offert par Adafruit et visant l’interface de jeu Kinect de Microsoft, un hacker serait parvenu à percer le secret du boîtier, nous apprend Gizmodo. Kinect est un contrôleur de mouvements constitué d’une caméra télémétrique et cinémométrique destinée à remplacer les poignées de jeu de la console Xbox 360 de Microsoft. L’auteur de ce reverse engineering est parvenu à récupérer les informations chroma et profondeur délivrées par la caméra, et prouve qu’il est également capable de commander les mouvements de tête du capteur et récupérer les données de l’accéléromètre intégré. Contre toute attente, le hack ne sera pas rendu public et la prime promise par Adafruit pour l’écriture d’un Open Kinect n’est pas réclamée : l’auteur du hack envisage d’exploiter cette trouvaille pour son propre compte.

Microsoft, depuis les toutes premières versions de sa Xbox, n’a cessé de perfectionner les mécanismes de protection matériels et logiciels de ses appareils. Certaines de ces protections ont résisté très longtemps, voir n’ont jamais été totalement abattues. Cette attitude très protectionniste serait justifiée par la crainte de voir s’accroître le piratage des contenus (les jeux) et s’échapper des pans entiers relevant de sa propriété intellectuelle. Le passé a pourtant prouvé que si, effectivement, certains hack de ce genre avaient entraîné une recrudescence des contrefaçons, la majorité des personnes tirant parti de ces exploits recherchaient avant tout la possibilité d’étendre les fonctions de la console et accéder à de nouvelles applications que ne souhaitaient pas développer les éditeurs officiellement partenaires de Microsoft. En ce sens, l’attitude de Microsoft dans le domaine des jeux est à l’opposé du Microsoft acteur du monde du développement, plus prompt sinon à ouvrir, du moins à documenter les points d’accès à ses plateformes logicielles et matérielles (API notamment) quitte à racheter un peu plus tard un concurrent si son chiffre d’affaires devient trop important.

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