Le Chiffre, toujours insaisissable

Politique - Stratégie - Posté on 16 Jan 2019 at 5:01 par cnis-mag

Mariano Mantel

Toucher au Chiffre ? mais vous n’y pensez pas ! Tollé général du côté des usagers et éditeurs après l’adoption d’une loi par le Gouvernement Australien, qui impose l’intégration d’une porte dérobée dans toute application de communication publique chiffrée. Histoire de se parer des habits de Grand Défenseur des Libertés Individuelles, les Gafa ont protesté comme un seul homme. Vrai quoi, la collecte d’information et l’espionnage, ça ne devrait être réservé qu’à des gens sérieux… nous nous comprenons, laisse entendre en filigrane nos confrères de Motherboard. Plus récemment, Joshua Lund d’Open Whisper Systems, collaborateur du projet de messagerie chiffrée Signal, tente d’expliquer sur son blog pour quelle raison une telle loi est quasiment impossible à appliquer. Compromettre la solidité d’une clef générée au niveau du terminal utilisateur ? C’est totalement illusoire, affirme-t-il en substance. Nous n’y avons pas accès, nous n’avons pas moyen de le faire a posteriori.

On imagine aisément que les barbouzes Australiennes sont, face à un tel manque de civisme, à deux doigts de la dépression nerveuse. Fort heureusement, l’équipe sécurité de Talos vient à leur secours en leur faisant remarquer que le protocole de chiffrement n’est pas tout… il faut savoir jouer -et exploiter- sur les vulnérabilités propres à l’environnement du poste client ou des serveurs de transit, lesquelles peuvent offrir des capacités d’écoute insoupçonnées et quasiment insoupçonnables. Soit en ouvrant une seconde session « clone », soit en ajoutant, via le serveur, de nouveaux comptes… et ce, tant sur Signal que WhatsApp ou Telegram.

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