Le jeu vidéo « qui gagne perd »

Actualités - Hack - Posté on 13 Nov 2009 at 2:12 par cnis-mag

alonzoDLose/lose sur Macintosh, nous explique Laurent Heslault, Directeur des Technologies de Sécurité chez Symantec, est un jeu d’un genre nouveau. Derrière un jeu très classique de Space Invader se cache une espèce de partie de poker menteur : chaque vaisseau extra-terrestre abattu provoque irrémédiablement l’effacement d’un fichier situé sur le disque local. L’utilisateur est prévenu dès sont entrée sur la page de téléchargement, il ne s’agit pas d’un virus, mais d’une sorte de roulette russe : pas de propagation maligne, pas de « faux jeu cachant un code destructeur », mais simplement un programme divertissant cherchant à montrer à quel point est relatif l’attachement que nous-autres, informatisés, pouvons témoigner à l’égard de nos richesses numérique face à la promesse d’un bon moment de défoulement.

La célèbre Gigabyte en décembre 2003, peu avant son arrestation, avait pondu un petit programme fonctionnant à l’inverse de celui susmentionné. Des têtes de Graham Clueley défilaient à l’écran et le joueur devait bombarder le valeureux Dir-Com de Sophos avec des tartes à la crème. Probable influence du Gloupier, aussi Belge que Gigabyte. Chaque tête manquée provoquait l’installation d’une instance de virus – Qizy worm -. La partie terminée, une série de questions de rattrapage était posée au joueur et un « sans faute » nettoyait le disque dur de toute infection. Encore fallait-il tout connaître du langage utilisé par Gigabyte pour écrire le PoC Parrot, la disposition du clavier Belge ou, dans la série « Buffy », le nom du vampire ayant un circuit intégré dans le crâne ( Spike, alias William le Sanglant). Après de nombreuses enquêtes, personne, à la rédaction de CNIS, n’a pu retrouver la trace d’une seule personne infectée par ledit Qizy. Fait d’autant moins surprenant que ledit virus n’a jamais été diffusé « dans la nature » et n’a été communiqué qu’aux laboratoires d’analyse virale (dont celui de Sophos). L’affaire, comme tous ces « jeux viraux », amuse les hackers et excite les éditeurs d’A.V.

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