mars 23rd, 2012

La recherche d’identité peut-elle faire recette dans les urnes électorales ?

Posté on 23 mar 2012 at 8:24

Dans notre beau pays qui vit naître les penseurs des Lumières, il est historiquement inconcevable qu’un fait-divers sanglant et abominable dans la région Toulousaine permette à un politique en pleine campagne de décréter la mise en chantier d’une loi correspondant à un autodafé électronique : brûler les sites internet déviants, les écrits corrupteurs, tout ce qui ne cadre pas avec la définition d’une pensée occidentale progressiste et libérale, voilà la recette qui fera qu’il n’y aura plus de meurtre au nom d’une quelconque mythologie. Sous le coup de l’émotion, une telle proposition remporterait une approbation populaire immédiate et pèserait dans les urnes, si l’on était en période d’élections. Certes, le Conseil Constitutionnel remplirait son office une fois de plus, en bloquant une telle proposition. Mais ce même conseil ne pourrait en aucun cas effacer le germe de la stigmatisation. Un germe qui, à force de croître, conduira ceux qui en sont porteurs à approuver d’autres mesures liberticides plus discrètes, moins extrémistes, mais toutes aussi efficaces. Soyons toutefois rassuré. Une telle idée relève du fantasme paranoïaque, elle est même qualifiée de totalement idiote nous assurent nos confrères de Wired. Car nul besoin d’être Américain pour savoir que ce qui est une idée terroriste aujourd’hui tourne souvent au combat pour la liberté une cinquantaine ou une soixantaine d’années plus tard. Le mot terrorisme ne laisse aux survivants que le souvenir de ceux qui provoquent les guerres et le malheur des peuples. Méfions-nous des ciseaux d’Anastasie. S’ils peuvent parfois jeter un voile apaisant sur les propos intolérants de certains groupuscules extrémistes, ils se transforment rapidement en un impitoyable bâillon muselant ceux-là même qu’ils étaient censés protéger.

Le Vol d’identité fait-il plus recette que la Sacem ?

Posté on 23 mar 2012 at 8:44

Il faut le dire, depuis Hadopi, la notion d’identité en France est devenue particulièrement élastique, puisqu’elle est désormais dépendante également d’un numéro IP. De là à associer une empreinte biométrique à une adresse IP et de s’en servir de certificat pour forger aussi bien une accusation qu’une usurpation, il n’y a qu’un pas, que la technologie et les recoupements de fichiers permettent. Aux « c’est impossible bien sûr » des gourous chargés de la défense des fichiers d’Etat et aux personnes défendant les intérêts d’une industrie privée, l’on pourrait opposer le dernier rapport Verizon qui révélait que 58% des fuites d’information était le fait d’actions d’ « hacktivistes » et non plus seulement d’accidents ou d’actes mafieux.

Fort heureusement, l’Anonymous est un individu qui agit essentiellement sur Internet. Donc qui peut se faire repérer grâce à son adresse IP, puis se faire arrêter, puis se faire retourner, puis être utilisé comme « balance », ainsi nous le rappelait Owni au début de ce mois. Il n’y a que dans un seul cas où la « théorie Texel » (la confusion pratique entre adresse IP et personne physique) ne fonctionne pas… ou ne veut pas fonctionner. C’est lorsque les single de Britney Spears et de Tino Rossi et au passage quelques secrets d’Etat sont piratés lors d’opérations Titan Rain, Night Dragon, Aurora, Goshtnet, Moonlight Maze et consorts. Et pourtant, avec une pincée de courage et quelques grammes de réflexion, nos édiles pourraient démasquer les coupables … Nous conseillons aux courageux la lecture du 4ème point d’un ancien article signé Nicolas Ruff et généreusement distribué sur le site de l’ex CNPF.

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